Connasses et connards

Aujourd’hui, nous sommes samedi. En fin de journée, je vais sortir pour aller m’acheter à bouffer pour ce soir et pour demain. Je vais sortir parce que j’y suis obligé. Et ça me gonfle. Parce que j’en ai marre de croiser des connasses et des connards qui me viennent dessus sans faire attention parce que, ça y est, on est déconfiné et ça veut dire que la vie est belle et qu’on peut faire comme avant. Parce qu’ils doivent penser que le virus a mystérieusement disparu. Et il y a aussi les grosses connasses et les gros connards, encore plus cons que les autres et qui marchent les yeux rivés sur leur putain de téléphone portable comme si leur vie en dépendait.

Sont-ils les seuls, et les seules ? Non. Vous avez aussi les connasses et les connards de l’académie française qui nous ont fait remarquer qu’il ne faut pas dire LE covid, mais LA covid. Ces connasses et ces connards – qui ont la prétention de nous apprendre à parler, c’est vous dire à quel point ils et elles se font chier dans leur petite vie bourgeoise de merde pour discuter de comment il faut s’y prendre pour enculer les mouches – on devrait les prendre par la main pour les conduire dans un hôpital et leur dire : Vous voyez cette personne qui est couchée dans un lit avec des tubes dans la bouche et qui est en train de mourir ? Dites lui bien que ce n’est pas LE covid qui est en train de la tuer, mais LA covid, ça va sûrement la rassurer et elle pourra mourir tranquille dans le respect de la langue française, si tant est que ce mot soit d’origine française.

Rédigé hier samedi 16 mai.

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