Pour Marianne

Billet

Je viens de m’apercevoir que ton blog avait été supprimé par WordPress. Si c’est bien WordPress qui l’a supprimé, je devrais dire, censuré, je comprends d’autant plus ton émotion que ce blog était un hommage à Ophélie. Si tu crées un autre blog, je ne saurais trop te recommander un blog auto-hébergé. o2switch est une bonne solution. Je n’ai pas d’action dans cette société mais je suis chez eux depuis deux ans et je n’ai jamais eu de problème. De plus leur tarif (il n’y en a qu’un) est assez attractif. Si tu veux un coup de main, je suis à ta disposition.

J’ai aimé nos échanges et j’ai pris beaucoup de plaisir à te lire.

J’espère que ce message te parviendra. Bises.

Si c’est volontairement que tu as fermé ton blog, ne tiens pas compte de ce message. Le premier paragraphe, en tout cas.

Un café allongé bien chaud

Erotisme

Mais il est rare que les les choses dérapent véritablement. Nous commençons par boire et par fumer et je pense qu’il est heureux que j’ai ouvert la fenêtre de la cuisine, d’autant que la saison s’y prête. Qu’en aurait-il été en plein hiver, bien qu’ils soient moins rigoureux qu’autrefois ? Nous n’avons pas vraiment de rituel, mais nous en avons un tout de même. Après avoir bu et fumé, elle vient s’asseoir sur mes cuisses et me raconte une histoire. Je ne sais pas si nous en sommes bien conscient, mais il me semble à présent que cette histoire est toujours la même. C’est l’hiver et il fait terriblement froid. Elle porte un pantalon, un pull et un gros manteau. Elle entre dans un bar, n’importe lequel, et commande un café allongé bien chaud. Cette précision fait sourire le type qui sert au comptoir. Il est tard, dix heures ou onze heures du soir. Et les autres types, au comptoir ou en salle, ont des mines patibulaires. Il y a des femmes aussi qui semblent vouloir rester dans l’ombre mais rien ne dit que ce soit volontaire. Ce n’est, peut-être, qu’une vue de l’esprit. Comme elle commence à avoir chaud, elle ouvre son manteau. Ce n’est pas tant la chaleur qui la pousse à agir que le plaisir de montrer ses seins. Aussi, de tous les mâles qui l’entourent nombre sont ceux qui dévient leur regard de leur trajectoire initiale.

Assis sur une banquette, un peu à l’écart et dans l’ombre, un type la fixe ostensiblement et se met à tripoter les seins de la fille assise à ses côtés, qui se récrie dans un premier temps, puis finit par se laisser faire.

– Pardon ?
– Quoi ?
– Ca s’est vraiment passé comme ça ?
– Oui. Je crois. Je ne me souviens plus très bien, mais il me semble.
– Pourquoi pas.

A suivre…

C’est à dire couleur chair

Erotisme

J’allais la chercher à l’arrêt du bus. Cela aurait pu être en rase campagne, mais ce n’était pas le cas. En chemin nous discutions de choses et d’autres et je la regardais discrètement comme si je volais quelque chose. Son corps, ses rondeurs. Ses seins, son cul. Ils m’appartenaient déjà par la pensée. Et je me sentais prédateur, sans réellement penser que j’allais, moi aussi, lui appartenir. Ce qu’elle pensait, peut-être, mais elle n’avait pas besoin de me regarder du coin de l’oeil comme je le faisais. Nous prenions l’ascenseur mais parfois l’escalier pour le sport ce qui me permettait de voir ses mollets, ses chevilles et de deviner ses pieds. De constater aussi qu’elle portait un collant de la couleur que je lui avais demandé, c’est à dire couleur chair. J’ai parfois des exigences. Arrivé devant la porte, il arrivait que l’on s’embrasse longuement. Cela arrivait souvent. Et nous aurions pu baiser juste là, cela n’aurait dérangé personne. L’immeuble est presque vide à cette heure de la journée.

J’ouvre la porte. Je n’ai pas parlé du second sac qu’elle tient dans son autre main d’où elle sort une bouteille de pastis. Je vais prendre des verres dans la cuisine pendant qu’elle allume une cigarette et j’en profite pour ouvrir une fenêtre. Nous fumons beaucoup, avant comme après l’amour. Et nous buvons aussi beaucoup. L’alcool me permet de bander plus longtemps ce qui peut présenter un avantage. Nous aimons nous amuser et jouer. Elle à la salope et moi à celui qui profite de la situation mais sans en avoir l’air. Je dois avoir un regard pervers et vicieux. Nous essayons de ne pas rire pour ne pas casser le jeu. Mais cette seule pensée risque de casser le jeu, alors nous essayons de ne pas y penser. Quelque fois les choses dérapent et c’est un fiasco.

A suivre…

Régulièrement – Marianne a du chagrin

Blog

Régulièrement elle venait, l’air de n’avoir rien à dire, elle la regardait, l’observait de longues minutes, elle regardait ailleurs, derrière elle, à côté, souvent elle ne la regardait pas. Elle disait que c’était tout, qu’elle n’avait rien d’autre à dire alors qu’elle n’avait encore rien dit, cela pouvait durer une heure, parfois plus, elles se […]

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Parfois

Blog, Erotisme

Parfois on se laisse aller à un plaisir sans limite.

Voilà qui est étrange. Alors que j’avais envie, aujourd’hui même, de mettre en ligne cette vidéo (ce gif vidéo en fait) je tombe sur le post de Marianne… Non, sur un post d’Ophélie destiné à être mis en ligne sur son blog et mis en ligne sur le blog de Marianne par Marianne. Et dans ce post, la première image est celle de cette même fille avec de très gros seins. Elle est, sur cette image, avec une autre fille qui a, elle aussi, de très gros seins. On ne les voit pas, mais on les devine. Vous pouvez cliquer sur l’image pour accéder au post de Marianne ou voir mon post précédent.

J’ai laissé, sur ce post, un commentaire que vous pourrez lire lorsqu’il aura été approuvé, ce qui n’est pas encore le cas au moment où j’écris ces lignes. J’écris, entre autres choses, que les très gros seins me font fantasmer et que je n’aime pas le terme monstrueux car je pense qu’il n’y a rien de monstrueux, dans notre réalité en tout cas. J’entends pas là qu’il n’y a pas de choses ou d’êtres qui soient monstrueux. Certains êtres font, ou ont pu faire, des choses monstrueuses mais ils ne sont pas monstrueux. En clair, les monstres n’existent pas. Et qualifier quelqu’un de monstre est une façon commode de dire qu’il n’est pas comme nous, qu’il n’est pas humain. Qu’il n’est pas dans l’ordre des choses que la nature humaine puisse faire ces choses. En faisant ça, nous tentons de nous dédouaner, de nous déculpabiliser.

Pourquoi – Marianne a du chagrin

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Dites-lui ce qu’il lui plaira Rassurez-la avec d’obscures tentations Faîtes valoir que vos seins en frémissent Faites-lui savoir que vous poursuivrez vos investigations Demandez-lui pourquoi les chats pourquoi les rats Pourquoi les jours qui nous dévorent Pourquoi bourdonne le jour Et pas la nuit Et pourquoi elle porte l’éternité Ophélie Conan Le neuvième des nombreux […]

via Pourquoi – Marianne a du chagrin

Le bel appartement

Billet

C’est un bel appartement, dans lequel je me sens très à l’aise. Il y a quelques meubles, mais il va falloir que j’aille chercher toutes mes affaires dans mon logement actuel qui n’est pas grand et que je suis content de quitter.

Je suis dans une voiture qui est, je crois, décapotable. Je roule dans un tunnel. D’autres voitures roulent dans le sens opposé. Ma route à moi est balisée. Des barrières souples maintiennent automatiquement ma voiture dans la bonne direction. Il y a une sortie que je dois prendre, mais je la manque. Et je me retrouve, au bout de quelques temps, dans un village dont les rues ne sont pas goudronnées. Une voiture, garée sur la gauche, gêne un peu le passage. Mais c’est une femme, rangée sur le côté de cette voiture, qui m’empêche de passer. Elle me tourne le dos et marche lentement. Arrivée devant cette voiture, elle se tourne vers moi et je m’aperçois, alors, qu’elle est aveugle.

Je suis finalement arrivé dans mon immeuble. Il n’y a pas hall, mais une grande allée couverte de plantes de toutes sortes sur les murs et des gens qui déambulent comme ils le feraient dans un centre commercial.

Puis je suis dans un tunnel qui doit faire partie de l’immeuble. Il est large et profond et manifestement, il est en construction car quelques blocs de pierre jonchent le sol. Un groupe de gens est assemblé et regarde un écran sur lequel j’apparais accompagné d’une autre personne. Ces gens semblent ravis car, sans doute, est-ce un exploit que nous avons réalisé. Mais il reste encore beaucoup de travail. Je suis content de me voir sur cet écran et je me trouve plutôt pas mal, mieux que ce que je pensais.

Une maison dans la forêt

Billet

Une maison dans la forêt. Un peu plus bas un cour d’eau. Il faut descendre pour gagner la rive. La maison est faite de bois de boue et de pierre. Des herbes folles poussent devant le perron. Un homme emprunte les marches qui le conduisent jusqu’à l’entrée. Il pousse la porte. La pièce est vide. Il s’assoit se recroqueville sur lui-même. Il fait un peu froid. Une lourde tâche l’attend. Il tourne la tête et aperçoit une tâche sur le mur. Le mur est en bois. On voit le bois on voit la boue mais on ne voit pas la pierre. La tâche semble s’agrandir. Elle est bleue ou rouge. Il vient d’allumer. C’est le soir. Presque la nuit. Le cours d’eau disparaît, devient invisible. La pente qui permet d’y accéder est plus raide la nuit que le jour. Un filet de lumière filtre à travers la cloison. L’homme se met à écrire. C’est une lourde tâche. Ligne après ligne il trace un mince fil fait de pattes de mouche quasi illisibles. Lui seul sait de quoi il s’agit. Une lettre après l’autre puis deux puis trois. Des mots se forment. Ils ne sont pas toujours compréhensibles même pour lui. Il remonte un peu la lumière. La chaise craque sous l’effort. L’homme va ouvrir la porte.

Une forme se dresse devant lui tenant une lanterne qui remue dans le vent qui se lève. La voix est rauque. Il reste silencieux. Elle entre, pénètre dans une autre pièce. Au plafond un oiseau la regarde. Il a le bec crochu. Ses yeux sont verts ou jaunes. Les murs tremblent. La forme se confond avec la nuit de la pièce. Elle va se tasser dans un angle. Les murs tremblent de plus en plus fort. L’homme boit un verre d’alcool. Il continue d’écrire. Dehors il y a de la musique. Des sons de cloches des tambours. L’homme regarde la tâche sur le mur. Dans l’autre pièce, la forme s’est allongée sur le sol. Ses ongles grattent les lattes cherchant une faille un interstice. De l’eau coule à ses pieds. Sans doute va-t-elle se répandre dans toute la pièce. Il fait de plus en plus froid mais son visage est en sueur. L’oiseau vole en décrivant des cercles. Il descend vers le sol puis monte très haut et disparaît. La forme ouvre la fenêtre. Elle appelle l’oiseau qui ne l’entend pas et poursuit sa course vers le sommet du ciel. L’homme a tourné les pages. Il a trempé sa plume à plusieurs reprises. L’encre met du temps à sécher. La pièce n’est pas tout à fait vide. Sur la table des livres. Il ne peut pas en faire grand-chose. Le sommeil le prend. La journée a été longue. Le vent fait craquer les marches qui mènent au perron. La forme détache ses cheveux qui tombent jusqu’au sol. Elle arrache les lames du parquet pour en faire une chaise. En réalité elle ne fait rien les choses se font d’elles-mêmes. Une chaise une table un lit. Le sol devient mouvant. Il bouge comme une mer. Les vagues lèchent les murs. De vieux marins fument la pipe. Le sel devient sable et de lointains naufragés refont surface.